Le tube digestif, quand le dehors est au dedans

Le tube digestif, quand le dehors est au dedans

Adolescent déjà et sans éducation hygiéniste quelconque, j’ai immédiatement été sensible aux principes de bases d’une vie saine. Convaincu qu’une belle mécanique ne pouvait correctement fonctionner que si elle était correctement entretenue.

En effet, il est communément admis que pour bien fonctionner une machine doit être alimentée d’un carburant de bonne qualité, elle doit fonctionner en dedans de ses limites de conception, c’est-à-dire sans excès, et bien sûr maintenue « propre » pour éviter les grains de sable dans les engrenages ! Cette vision basique du bon emploi je l’appliquais jadis à l’entretien de ma bicyclette, ma guitare, pour ensuite dans la mesure du possible l’appliquer sur moi-même.

Devenu naturopathe, de tous les systèmes du corps humain, c’est l’appareil digestif qui m’a immédiatement fasciné. En bon « technicien de maintenance » de cette belle mécanique j’ai étudié son fonctionnement et son environnement. Si tout le monde est convaincu que la qualité de l’alimentation est un facteur important dans le fonctionnement du tube digestif, qu’en est-il de la transformation et de l’élimination ? C’est trois paramètres sont d’importance égale pour respecter ce que l’on peut appeler « une bonne hygiène intestinale ».

Je vais développer les deux derniers paramètres afin de mieux expliquer le fonctionnement complexe du tube digestif. Quels sont les troubles le plus souvent rencontrés ? Comment les éviter ou bien restaurer un fonctionnement normal ?

Comment fonctionne notre appareil digestif?

La littérature concernant l’anatomie et de la physiologie de l’intestin est incommensurable, notamment sur les mécanismes moteurs et chimiques des différentes phases : La phase buccale, la déglutition, la phase intestinale (grêle et côlon) et fécale.

Ainsi il est aisé de trouver des ouvrages sur le fonctionnement et les particularités de :

  • La bouche, je peux vous parler de ses 32 dents et ces trois paires de glandes salivaires. Vous démontrer facilement comment les 1,5 litres de salive quotidienne permettent d’hydrater le bol alimentaire et donc de faciliter les actions enzymatiques ultérieures. Comment la ptyaline salivaire débute la digestion des glucides, même les lipides subissent une première transformation dans la bouche.

Oui je pourrai entrer dans le détail, mais de nombreux médecins et biologistes l’on déjà fait mieux que moi, en attendant que d’autre chercheurs abondent ou contredisent quelques « vérités ». Plus humblement je vous conseillerai à tous de bien mastiquer tout simplement car le premier principe de la digestion consiste à réduire la taille des aliments de manière mécanique et chimique. De plus les informations acquises à ce stade permettent à l’organisme de préparer les enzymes nécessaires à la digestion.

  • L’estomac, ou plutôt une poche ou zone d’excroissance de l’intestin grêle. Il est composé de trois parties : le fundus, le corps ainsi que l’antre qui se termine dans la zone pylorique constituée de fibres lisses ce qui fait du pylore un sphincter anatomique.

Lorsque l’estomac est vide, le pylore est ouvert et il n’y a pas de brassage stomacal. Au fur et à mesure du remplissage, les aliments descendent vers l’antre selon un gradient de densité, puis le pylore se ferme et un brassage dynamique apparait grâce à une hormone la gastrine. L’évacuation du contenu stomacal est contrôlée par le pylore qui ne laisse passer le chyme que lorsque les particules ne dépassent pas 0,5mm. A la fin de la digestion une vidange se fait quel que soit la dimension du contenu de l’estomac laissant le pancréas finir le travail, s’il le peut, réagissant à une autre hormone, la sécrétine.

Oui je pourrai entrer dans le détail, mais de nombreux médecins et biologistes l’on déjà fait mieux que moi, en attendant que d’autres chercheurs abondent ou contredisent quelques « vérités ». Plus humblement je vous conseillerai à tous de manger lentement car les plus gros troubles digestifs sont dus à l’envahissement de l’intestin par trop d’aliments non transformés par l’estomac.

  • L’intestin grêle, merveilleuse « passoire » entre le moi et le non moi, entre le « je » le « nous » et le « ils »… Mais je m’égare, nous ne parlons pas de psychologie mais seulement d’un tube long de 6 à 8 mètres composé de trois parties : le duodénum, le jéjunum et l’iléon. La structure de la muqueuse de l’intestin grêle composée de plis, villosité et microvillosité confère à celui-ci une surface d’échange de l’ordre de deux cents mètres carré ! Seuls le jéjunum et l’iléon qui rejoignent le côlon par l’angle iléo-caecal sont soumis à un péristaltisme permanent. L’intestin grêle est donc bien le principal organe d’absorption de nutriments tout en nous protégeant des bactéries extérieures par les plaques de Payer (follicules lymphatiques) et les cellules de Paneth (sécrétion d’enzymes bactéricides).

La digestion chimique dans l’intestin dépend de ses propres secrétions mais aussi de celles du pancréas, du foie et de la vésicule biliaire (VB). Toutes ces secrétions réagissent principalement à une hormone la CCKPZ. Oui je pourrai aussi entrer dans le détail du fonctionnement des pancréas, foie et VB, mais de nombreux médecins et biologistes l’on déjà fait mieux que moi, en attendant que d’autre chercheurs abondent ou contredisent quelques « vérités ». Plus humblement je vous conseillerai à tous de bien garder à l’esprit qu’une bonne digestion et assimilation n’est pas seulement liée au bon fonctionnement de l’intestin grêle mais aussi de ses « satellites » : le pancréas, le foie et la vésicule biliaire!

  • Le côlon, lieu sale et répugnant en lien à la perversion digne de Sodome et Gomor. Certains prétendent qu’il ne serait pas important car l’on pourrait très bien vivre sans ! Tout comme l’on peut vivre sans mains et visiblement sans tête non plus ! C’est bien sûr sans compter sur sa fonction d’absorption (H2O, Na, Cl) et de sécrétion (K, CO3H, Mucus) ainsi que de lieu de synthèse de la vitamine K et d’autres vitamines du groupe B.

Lieu anaérobique, la digestion chimique est effectuée par des bactéries. Je vous rappelle que dans le côlon proximal (composé par le caecum, le côlon ascendant, l’angle hépatique et la moitié du côlon transverse) se produit la fermentation des 5 à 20% des glucides non absorbés par l’intestin grêle (la cellulose). D’où l’importance de la flore colique qui va simplifier, par fermentation, les sucres grâce aux enzymes lactase et maltase. Une production d’hydrogène est constatée, hydrogène qui va être absorbée par les muqueuses et évacuée par les poumons. Dans le côlon distal (composé par la seconde moitié du transverse, l’angle splénique, le côlon descendant, le sigmoïde et le rectum), les protéines restantes sont dégradées puis évacuées ou absorbées. Dans le second cas les protéines dégradées sont converties par le foie puis éliminées par les reins. C’est un lieu-dit de putréfaction avec production de sulfure d’hydrogène.

La digestion mécanique dans le côlon est orchestrée par 3 types de mouvements :

  • En premier lieu il existe le brassage haustral. L’ haustration, petite zone ovoïde du côlon, est relâchée et se remplies progressivement de matière (le chyme). Lorsqu’elle atteint un certain seuil de remplissage, elle se contracte poussant la matière à l’haustration suivante. C’est ainsi que progressivement le côlon se rempli en respectant la règle du « premier entré, premier sorti »
  • Dans une moindre mesure, il existe des ondes péristaltiques à l’image de celles de l’intestin grêle.
  • Enfin il se produit trois fois par jour des mouvements de masse, sortes d’ondes puissantes naissants dans le côlon transverse et poussant les matières vers le rectum déclenchant ainsi la défécation si ce mouvement de masse est associé à la contraction volontaire des abdominaux et à la stimulation parasympathique.

Oui je pourrai entrer dans le détail, mais de nombreux médecins et biologistes l’on déjà fait mieux que moi, en attendant que d’autres chercheurs abondent ou contredisent quelques « vérités ». Plus humblement je vous conseillerai à tous d’éviter d’inhiber ces mouvements en se retenant sinon il faudra tout simplement attendre le suivant!

 

Mais plus important encore, qu’adviendrait-il de toute cette « horlogerie » sans le système nerveux autonome ? Le système nerveux entérique (SNE) est la partie du système nerveux autonome (SNA) dédiée au système digestif aussi bien pour l’activité motrice que pour les sécrétions et la vascularisation. Le SNE fonctionne de façon indépendante des autres systèmes même s’il y a une interaction avec les autres systèmes nerveux et avec le système nerveux central via le nerf vague.

Les 200 millions de neurones du SNE se décomposent en neurones sensitifs (qui sont à l’origine des douleurs abdominales pour certains cas de Troubles Fonctionnels de l’Intestin) et en neurones effecteurs. Les neurones effecteurs comportent deux systèmes, le système nerveux sympathique, qui gère les situations d’urgence de l’organisme, et le système nerveux parasympathique, qui optimise les réactions homéostatiques et de récupération de l’organisme.

Oui je pourrai entrer dans le détail, mais de nombreux médecins et biologistes l’explorent à peine et le feront bien mieux que moi donnant une définition pointue de ce qu’est le deuxième cerveau (en fait chronologiquement le premier). Plus humblement je conseillerai à tous d’être attentifs à ce que tout déséquilibre Ortho/Parasympathique est susceptible d’engendrer un dysfonctionnement de la fonction digestive.

En quoi l’irrigation du côlon est-elle utile ?

Toutes les personnes ayant expérimentés l’irrigation du côlon sont prêtes à commenter et exprimer la formidable sensation de légèreté et de bien-être éprouvée après la séance. La libération d’un « poids sur le ventre » ou d’une pression limitant la respiration. Ces constats sont quasi systématiques mais d’un intérêt tout relatif. Ce sont bien sûr les troubles fonctionnels du tube digestif que je vais aborder, les pathologies lésionnelles étant pris en charge par le corps médical. En effet le corps médical est souvent désemparé lorsque le trouble touche les interactions entre le système nerveux et le système digestif, à tel point que de plus en plus de services de gastro-entérologie s’orientent vers des solutions non médicamenteuses, comme l’hypnose, pour soulager les plaintes de leurs patients.

Aussi, outre les conseils alimentaires, la gestion et la réduction du stress, l’utilisation de compléments alimentaire comme les probiotiques ou encore des antispasmodique comme les huiles essentielles de menthe poivrée et de basilique tropical, l’irrigation du côlon entre dans la panoplie d’outils que j’apprécie et recommande tout particulièrement. Pour permettre à l’organisme de démarrer le processus naturel d’auto-guérison la naturopathie recommande, de « fiche la paix » à l’organe en difficulté en lui donnant les moyens de réaliser ses fonctions dans de bonnes conditions.

Lorsque qu’un chien nous court après avec la ferme intention de nous mordre les mollets, le système nerveux autonome est en effervescences et de nombreux mécanismes se mettent en route de manière involontaire. On dit que ce SNA passe en mode hyper-ortho-sympathique. Aussi les battements du cœur accélèrent pour augmenter les échanges gazeux, les alvéoles pulmonaires se dilatent pour absorber plus d’oxygène et éliminer du CO2, les vaisseaux sanguins se contractent pour éviter les pertes de sang en cas de blessure et bien d’autres phénomènes sont constatés dont un en particulier, plutôt surprenant, d’avoir le tube digestif à l’arrêt ! En effet, être coursé par un chien ne permet pas de digérer dans de bonnes conditions, tout comme manger un sandwich dans sa voiture à 13heure place de la Concorde.

Ainsi pour « fiche la paix » au tube digestif il doit en premier lieu être au calme, détendu, et se sentir en sécurité. Peut-être est-ce la raison pour laquelle nous préférons, pour faire nos besoins, nous isoler sereinement même si à une autre époque, celle de l’empire Romain, les latrines étaient des lieux publics et un véritable lieu d’échange social. Education, quand tu nous tiens ! Alors, comme les Romains avec les thermes, pourquoi ne pas utiliser la fascinante propriété de l’eau pour nous décontracter, directement via le côlon puisque celui-ci possède des terminaisons nerveuses qui de plus sont indépendantes du Système Nerveux Central. Ne le nomme-t-on pas le deuxième cerveau ? Enfin relâché, détendu, on dit que le SNE passe en mode hyper-para-sympathique et là enfin, comme par miracle, le tube digestif ayant enfin « la paix », il se met à fonctionner et donc à effectuer son travail !

Alors de quel travail s’agit-il ? Le travail le plus évident et le plus visible est bien entendu celui de l’élimination des matières. Sous l’effet du SNE, les ondes péristaltiques et le brassage haustral se mettent en route. De plus comme pour la douche rectale plus communément appelé « lavement », sous la pression de l’eau sur la paroi de l’ampoule rectale, une envie réflexe de défécation est obtenue. Par petites contractions saccadées, l’eau aidant, les matières sont évacuées. Mais plus encore, grâce à cet état du SNE nous profitons de la capacité du côlon à absorber acides et divers déchets qui seront emportés par l’eau. Autre avantage avec les autres techniques, à travers l’irrigation du côlon, le contrôle et l’adaptation de la pression de l’eau permettent de le remplir dans sa totalité ce qui est impossible avec un simple lavement.

L’irrigation côlonique n’est donc pas qu’une simple vidange du contenu du côlon mais un processus permettant de détendre le SNA et donc d’éliminer les matières, de favoriser l’absorption d’éléments toxiques et de les évacuer. De plus elle permet de rééduquer la fonction mécanique d’un intestin « fainéant ».

C’est grâce à cette formidable action sur le SNA, recherché par certains gastro-entérologues avec les techniques comme la sophrologie ou l’hypnose, que l’irrigation permet d’offrir une réponse aux Troubles du Fonctionnement de I ’Intestin.

Catherine Kousmine avait en 1992 intégré l’irrigation du côlon dans le processus de guérison de ses malades. Son objectif était de permettre à ses patients de retrouver un fonctionnement performant de leurs intestins en permettant la bonne absorption des nutriments, la bonne élimination des déchets et toxiques, ainsi que la bonne synthétisation de vitamines. Elle profitait de la durée de la cure initiale de trois semaines pour proposer une irrigation par semaine donc trois consécutives à 1 semaine d’intervalle. Chez certains de mes confrères cette pratique est restée gravé dans le marbre, ils proposent systématiquement une série de trois irrigations sans savoir comment l’intestin va réagir à la première. Outre le fait que l’irrigation, comme un jeûne, n’est pratiqué en France que sur un sujet en bonne santé, il va de soi que le maintien en bon état de l’intestin d’un individu trentenaire, sportif et avec une bonne hygiène alimentaire sera plus aisé que celui d’un quinquagénaire sédentaire se nourrissant comme un patachon. Le nombre d’irrigation nécessaire au maintien d’une bonne hygiène intestinale est fonction de l’état physique et nerveux de l’intestin.

 

Qui s’intéresse à cette pratique d’irrigation du côlon ?

La plus part des clients qui sont constipés bien sûr, des diarrhéiques aussi, sportifs ou pas, les adeptes du jeûne ou du nettoyage du foie et de la vésicule biliaire. La pratique de l’irrigation du côlon est très clairement évoqué dans les procédé de nettoyage foie/VB des ouvrages d’Andréas Moritz, ou les docteurs Walker et Clark. Mais aussi des personnes en cours de questionnement sur leur hygiène de vie avec une remarquable prise de conscience que notre corps n’est pas une poubelle ! Enfin les inévitables déçus de la vision parcellaire de l’allopathie qui n’apporte que peu de réponses aux problèmes de ballonnements, de transit anarchique et de douleurs inexpliquées. Ce sont ces personnes qui ayant longtemps erré sur les sites internet, ayant exploré les régimes sans gluten, sans lactose ni caséine souhaitent un éclaircissement plus avisé associant l’alimentation, la phytothérapie, les compléments alimentaires et les techniques comme l’irrigation. Car c’est la combinaison des différentes approches qui permet un réel soulagement et non une technique en particulier qui permet de tout résoudre.

 

Comment réalise-t-on une irrigation du côlon ?

Ne soyons pas langue de bois, une irrigation n’est pas aussi agréable qu’un massage ou une séance de réflexologie plantaire. Cependant ce n’est pas plus désagréable qu’un détartrage de dents chez le dentiste. L’installation pour réaliser une irrigation doit permettre d’introduire de l’eau par voie rectale avec un débit parfaitement contrôlé pour éviter à l’intestin de se spasmer et de refuser l’intrusion de l’eau. La machine doit donc être un générateur de débit variable, beaucoup plus souvent utilisée à très bas débit, environ 5 litres/heures, qu’en mode « karcher ». Ensuite, toujours pour ménager le côlon, l’eau doit être à la température du corps. Il est cependant intéressant de pouvoir moduler cette température, soit en l’augmentant pour favoriser la décontraction du côlon soit en la diminuant pour favoriser sa contraction à des fins d’élimination. La température doit donc être instantanément variable. Les déchets à évacuer sont liquides, solides, mais aussi gazeux. Pour faciliter la bonne évacuation la machine doit être raccordée au tout à l’égout mais aussi permettre une purge des gaz qui sont prisonniers du circuit.

Tous ces paramètres m’amènent à évoquer le simple fait que nous sommes loin de la basique poche à lavement où le débit est fonction du diamètre du tube, la pression est fonction de la hauteur à laquelle la poche est placée, la température est fonction de « l’appréciation du petit doigt sous l’eau du robinet » ! La pratique de l’irrigation du côlon nécessite un local adapté, une machine suffisamment performante pour réaliser l’opération d’irrigation dans les conditions de sécurité (limiteur de pression et installation électrique à très basse tension de sécurité). La formation de la personne qui pratique l’irrigation est également importante, mais plus encore, c’est l’expérience de la pratique qui est indispensable.

Que ce soit bien clair, une séance d’irrigation doit être indolore ! Toute douleur pourrait être interprétée comme une lésion ce qui est à exclure dans tous les cas. Pour autant il ne faut pas confondre la douleur avec la désagréable sensation que procure un intestin plein associé à une envie de déféquer sans pouvoir le faire. C’est au praticien de rassurer et d’apporter au client la conscience des sensations ressenties.

Chaque individu nécessite une attention et un protocole particulier. Il n’existe pas de « massage » standard de l’abdomen, ne serait-ce que parce que la représentation que nous nous faisons ou qui est esquissées dans les livres d’anatomie n’est que théorique. En fait entre les différents problèmes de dilatations, de ptôses, voire d’anomalie comme un méga-dolicho-côlon, le chemin et les pressions à exercer différent d’un individu à l’autre. Il n’existe pas non plus de quantité prédéfinie d’eau admissible dans un intestin. Cela dépend de la longueur (elle aussi variable) et de la quantité de matière présente.

Enfin il n’existe pas de préparation particulière à l’irrigation. Certains s’imaginent que plus l’intestin est vide, plus la séance est efficace. Or c’est souvent le contraire qui se produit, la matière faisant « boule de neige ». Une certaine quantité de matière en mouvement provoque un « effet d’avalanche » entrainant le reste des matières présentes. De plus, pour « vider » l’intestin, des laxatifs sont parfois utilisés, ce qui stresse et irrite le côlon et va à l’opposé de l’effet recherché par l’irrigation, soit le calme et la douceur.

Mis à part certaines contre-indications parfaitement identifiées par les praticiens (et confirmées lors de l’entretien préalable), l’irrigation est accessible à tous et à tous les âges. Une très bonne entente entre le praticien est le client est bien sûr indispensable.

 

En conclusion,

Le monde moderne, dans sa « plasticité » pour utiliser un mot à la mode, emploie énormément d’énergie à démonter ce qui, pour certains, est une évidence depuis des décennies. Le sens des mots « comment ça va » signifie comment ça va à la selle ! Oui, certains chercheurs et biologistes ont depuis démontré l’étroite corrélation entre le tube digestif ainsi que la flore intestinale ou plutôt le micro-biote (les mots changent eux aussi très souvent) et le Système Immunitaire. Les mots « j’ai une boule au ventre » ne désignent-t-ils pas implicitement une interaction entre l’état d’esprit (mental) et le fonctionnement du tube digestif. La communication dans le sens « cerveau-intestin » n’est plus à démontrer. Mais encore, le sens des mots « je me sens léger » n’induit-il pas une interaction dans l’autre sens c’est-à-dire que le fait d’être léger dans son ventre induirait une certaine idée de bien être ? Serait-ce en rapport avec une certaine quantité de sérotonine libérée dans le sang après être allé aux toilettes ? Je suis prêt à parier que cela sera bientôt démontré. En attendant il me plaît de paraphraser la Haute Autorité de Santé : « ce qui n’est pas validé n’est pas invalidé » !

Notre réflexe du « scientifiquement prouvé » nous amène souvent à réfuter des usages et des notions ancestraux ou venants d’autre courant de pensées. Ainsi la médecine traditionnelle chinoise confère à l’intestin une place bien plus honorable que celle donnée par la médecine occidentale qui le considère souvent comme une vulgaire muqueuse. Grâce à la compréhension de cet organe que nous procurent les découvertes scientifiques, « l’entretien » du côlon précédemment pratiqué comme un simple lavement est aujourd’hui devenue une technique de plus en plus pointue dans son approche et donc son efficacité. Efficacité qui elle n’est plus à prouver. De plus les moyens techniques dont nous disposons nous permettent de sortir de l’âge moyenâgeux de la seringue, de la poire ou de la poche à lavement, associant ainsi confort, sécurité et efficacité.

La paroi du tube digestif sépare de « moi » du « « non moi », l’intérieur de l’extérieur du corps au même titre que la peau. Or nous savons bien que le premier geste d’hygiène consiste à se laver le corps de l’extérieur.

Alors humblement je vous recommande de bien laver régulièrement l’extérieur de votre corps, peau et tube digestif compris puisqu’il fait partie de l’extérieur de notre corps, au moins pour les parties accessibles : bouche et côlon. Quand le dehors est au-dedans.